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Dougga

Qui dit Téboursouk ,dit Dougga. Dougga ou Thugga est un site antique situé au nord-ouest de la Tunisie. Par sa beauté et son intérêt historique, ce site est classé sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. La cité se trouve en pleine campagne et est encore aujourd'hui bien protégée de l'urbanisme moderne contrairement à Carthage qui est copieusement pillée et reconstruite au cours du temps. Ce site est remarquable par sa taille (70 hectares), la bonne conservation de ses monuments et sa diversité historique (punique, numide, romaine et byzantine). Parmi les monuments qui font la renommée de Dougga, on trouve le mausolée libyco-berbère, le Capitole, le théâtre ainsi que les temples de Saturne et de Junon Caelestis. Présentation du site : Thugga numide à Dougga al Jadida Le site de Dougga est le mieux conservé, le plus complet et l’un des plus célèbres de Tunisie. Dougga est située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tunis, à 8 km de Téboursouk, sur un plateau qui domine la vallée de l’oued Khalled. Thugga, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, offre des ruines très spectaculaires sur 70 hectares (un quart a été fouillé) et une richesse épigraphique unique en Afrique. La cité numide Cette cité numide, sujette de Carthage au moins depuis la première guerre punique et conquise au milieu du IIème siècle av JC. devient la résidence royale de Massinissa, dont un sanctuaire commémore la mémoire sur l’agora de la cité. Alliée à Rome, elle ne tombe pas sous sa domination après la chute de Carthage en 146 av JC., et demeure pendant encore un siècle hors de la province d’Africa, jusqu’à ce que César l’intègre avec les royaumes numides à l’Africa Nova en 46 av JC. La ville romaine À la civitas indigène se juxtapose, probablement sous Auguste, un pagus de citoyens romains -et semble-t-il carthaginois- dépendant de la pertica de Carthage, dont les cultes, les lois et les institutions sont celles de la métropole provinciale. Au Ier siècle. Le centre de la ville se dote d’un marché et des premiers édifices religieux(culte impérial, Jupiter Capitolin) ; parallèlement, la récupération et l’officialisation des cultes indigènes (Saturne, Frugifer) préparent l’intégration culturelle. À partir du IIème siècle, les actions des notables dans l’embellissement de Thugga se font de plus en plus ponctuelles ou circonstancielles, de l’obtention et de la confirmation de privilèges et de bienfaits impériaux. Les cultes officiels et civiques favorisent avant tout la prospérité et la paix sociale, concernant précisément les deux communautés de statuts toujours inégaux : culte de la Concorde, de la Fortune, de Mercure, consécration du temple capitolin. Dans les faits, le pagus et la civitas agissent de plus en plus fréquemment ensemble, le pagus s’ouvre à certains pérégrins d’abord naturalisés dans la civitas, alors que les décisions municipales sont prises par l’uterque ordo qui apparaît au milieu de la période. En 205, l’égalité totale des droits est obtenue par la création du Municipium Septimium Aurelium Liberum Thugga, commémorée sur l’arc sud-est construit pour la sauvegarde de Septime Sévère et de sa famille. L’activité édilitaire se poursuit à un rythme encore important jusqu’à la promotion coloniale de Gallien en 261, Colonia licinia Septima Aurelia Alexandriana Thuggenses. La forteresse byzantine À l’époque byzantine (après 533), le généralissime Solomon fortifia la ville en englobant le Capitole et le forum dans une forteresse - d’importance toute relative par rapport à celle de Thubursicum Bure, 5 km au nord de Dougga - l’utilisation de nombreux blocs de remploi provenant du forum, mais aussi des monuments alentour, entrave encore beaucoup notre connaissance de l’organisation urbaine et architecturale du centre religieux et civique de la cité. Une muraille - longtemps considérée comme d’époque numide - est également construite autour des quartiers nord-est de la ville. Le destin de la ville s’obscurcit ensuite, on ne sait rien d’elle à la période vandale et aucun évêché n’y est formellement attesté. En 1960, le village, installé sur les ruines, est déplacé à 5 kilomètres en contrebas ; il s’appelle désormais Dougga al Jadida.

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